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Centre Culturel du Château de la Porte

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Historique

 
En 1967 le château de La Porte était partiellement en ruines.
Un groupe « les amis du château », mené par le Docteur Junod, voyait avec tristesse ce témoin historique du patrimoine de Ternay menacé de disparaître.

Le centre culturel

Le bruit d’un projet de rachat de la propriété par des personnes extérieures pour y aménager un hôtel de luxe, décida la municipalité de faire l’acquisition de l’ensemble.

L’équipe s’organisa en association selon la loi de 1901et devint locataire de la ruine, pour un franc symbolique, pour 30 années à condition :
- de la remettre en état
- d’en faire un centre régional d’animations et d’activités culturelles

Le Centre culturel du Château de La Porte était né.

Hall d'entrée en 1967
Hall d’entrée en 1967

Hall d'entrée rénové
Hall d’entrée rénové

Cette première équipe était composée d’hommes et de femmes de tous ages et de toutes catégories socioprofessionnelles, ouvriers, paysans, intellectuels de Ternay et des environs, tous portés par un enthousiasme débordant.

Les premiers chantiers de déblaiement et de reconstruction furent ouverts le premier dimanche de chaque mois et ceci pendant 10 ans. Pendant les vacances scolaires furent organisés des chantiers internationaux de jeunes.

Durant ces 40 000 heures de travail chacun a pu donner et faire partager la mesure de ses compétences et de son savoir.

L’amitié, le respect des idées de chacun, la prise de conscience de participer à une action pérenne et valorisante rendirent cette période enrichissante pour tous.

Pour mener à bien ce projet, il fallut non seulement des bénévoles sur le terrain mais aussi des moyens financiers.

Ce furent les comités d’entreprise de la région, le conseil général, la municipalité, des dons…..

En 1971 Madame Pompidou, femme du président de la république, attribua à l’association un prix de 10 millions de francs pour la « Sauvegarde de chefs d’œuvres en péril ».

Grand salon en 1967
Grand salon en 1967

Grand salon rénové
Grand salon rénové

Dans les locaux rénovés en priorité, virent le jour les premiers ateliers : photo et cinéma, tissage, fabrication de bateaux. En continuelle évolution, certains disparurent d’autres se créèrent à la demande des adhérents.

De quelques dizaines au début, le nombre des adhérents passa rapidement à 400 dans les années 90, pour atteindre aujourd’hui 750.

Des manifestations furent créées, comme « le Printemps musical » avec des moments forts comme le concert de Lagoya ou d’Anne Gastinel, des soirées Jazz au café de la mairie, les fêtes sur la place, « le Festi’rock », des soirées contes, des expositions etc…

A la suite de William Junod, fondateur de l’association, les présidents se succédèrent Jean Cretin, Jean-Michel Bona, Andrée Hézard, Béatrice Croisile, Josette Putod et Marie-Thérèse Rivière-Prost, chacun amenant sa touche personnelle et consacrant beaucoup de leur temps pour le bon fonctionnement du Centre Culturel.

Remontons dans le temps

Les assises de cet ensemble remontent probablement au XIème siècle.

Au XVIème siècle deux échevins lyonnais Aymon de La Porte et son fils Hugues, riches imprimeurs, achetèrent un ensemble de propriétés à l’ouest du prieuré Saint Pierre et de l’église Saint Mayol. Ils aménagèrent une « maison des champs » pour fuir la vie trépignante et dangereuse de la capitale des Gaules à l’époque de la diffusion par l’imprimerie des idées de la Réforme.

Antoine, le fils de Hugues de La Porte, se maria en 1572 avec Hélène de Cousin. Veuve en 1585, Hélène épousa en seconde noce Claude de Buffevent seigneur de Flévin.

En 1654, Anne de Buffevent, seule héritière des biens, se maria avec Louis du Bourg seigneur de Césarges et de Chaleyssin.

C’est probablement, à cette époque qu’Anne de Buffevent modifia l’ensemble par ajout du grand salon et de la galerie, et créa le parc et son nymphée, important réseau de canalisations souterraines alimentant deux bassins et le sarcophage.

Le 28 juillet 1789, les révolutionnaires en armes envahirent le château en prétextant que le Comte du Bourg nuisait au Tiers Etat. Le comte et sa famille s’enfuirent en barque par le Rhône. Les ternaysards s’opposèrent aux révolutionnaires et sauvèrent le château du pillage.

Plusieurs propriétaires se succédèrent jusqu’en 1967, date à laquelle madame Carol, céda les corps de bâtiment et le parc à la commune de Ternay en échange de la construction d’un pavillon à Chassagne.

Durant les années 1960, le château avait été transformé en plusieurs appartements. Dans des conditions de confort déplorables, à la limite de la salubrité vivaient environ 50 personnes. Les toitures n’étant plus entretenues et les bâtiments menaçant de s’effondrer, la municipalité alertée fit évacuer et reloger les familles.

Quinze jours plus tard, les poutres maîtresses du grand salon se cassèrent, entraînant le toit et une partie des murs, enfonçant le plancher avec des tonnes de pierres, poutres et gravas.

Un drame fut évité et une autre aventure commença…..

 

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